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Les Documents de votre Lignée

Généalogie, onomastique, filiations

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Cette page rassemble tous les documents de la collection Zakhor rattachés à une lignée familiale : manuscrits personnels, actes rabbiniques, ketoubot, registres communautaires, chaînes de transmission (shalshelet ha-qabbala), onomastique et sources généalogiques. Contrairement à la vue générale qui présente l'ensemble du fonds, le filtre Lignée ne retient que les pièces dont le lien à une ou plusieurs familles est attesté.

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9 résultats

PhilosophiqueÉpoque Médiévale

Menorat ha-Maor — Le Candélabre de la Lumière

מנורת המאור

Auteur : Rabbi Israel ben Joseph Aln'kaoua (Encaoua)

Date : XIVe siècle (avant 1391)

Œuvre éthique majeure en vingt chapitres, composée par Rabbi Israel ben Joseph Aln'kaoua (Encaoua) à Tolède, en Espagne, au XIVe siècle. Le Menorat ha-Maor (Le Candélabre de la Lumière) est une compilation de matériaux aggadiques et halakhiques couvrant les grands thèmes de la vie religieuse : charité, prière, repentance, humilité, étude de la Torah, honneur des parents, éducation des enfants, mariage, morale commerciale et bonnes mœurs. L'ouvrage débute par un long poème acrostiche sur le nom de l'auteur, suivi d'une préface en prose rimée. Chaque chapitre est introduit par un poème portant l'acrostiche « Israel ». Écrit dans le contexte troublé de la fin du judaïsme espagnol, il servait de guide éthique et rituel pour les communautés juives d'Espagne. Rabbi Israel mourut sur le bûcher à Tolède en 1391, aux côtés de Judah ben Asher, lors des massacres de l'été 1391. Il est le père de Rabbi Ephraïm Aln'kaoua (Encaoua), qui fuira vers Tlemcen après ces pogroms.

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LittéraireÉpoque Médiévale

Poéme d’Ephraim Al-Naqua en l’honneur de Moshé ben Maimon

Auteur : Ephraim Al-Naqua

Date : XVe siècle

**Poème d'Ephraïm Al-Naqua en l'honneur de Moshé ben Maïmon** Composition poétique hébraïque en 51 versets, ce piyyut savant édité par Alexander Marx en 1935 (poème n° 19 de sa série *Texts by and about Maimonides*) constitue l'une des plus éloquentes apologies versifiées du *Moreh Nevukhim* (Guide des Perplexes) issues du milieu séfarade post-controverses maïmonidiennes. La traduction française, due à David Encaoua avec le concours d'André Benzenou, en restitue à la fois la rigueur argumentative et la densité allusive. **Structure et progression argumentative.** Le poème se déploie selon une architecture en cinq mouvements. Les versets 1 à 14 louent la méthode du Guide : démarche progressive, table « bien dressée » des chapitres (v. 3), arguments « sans falsification ni tromperie camouflée » (v. 4), élucidation du Targoum, des Séfirot et des noms des chérubins (vv. 6-13). Les versets 15 à 18, polémiques, visent le « grand rab fils de Naḥman » — Naḥmanide (Ramban) — accusé d'opposer au Guide « des paroles profondes mais peu convaincantes » et « des lumières qui obscurcissent plutôt qu'elles n'éclairent ». Les versets 19 à 33 dressent le catalogue des questions résolues par Maïmonide : prophétie et apparitions angéliques (vv. 21-22), sens des sacrifices (v. 23), preuves rationnelles de l'existence de Dieu adossées à Aristote (vv. 25-27), théodicée et secret de Job (vv. 28-30), prière du juste comme du pécheur (vv. 31-33). Les versets 34 à 42 abordent les *secrets de la création* (*ma'aseh bereshit*) et le *char d'Ézéchiel* (*ma'aseh merkavah*), puis l'histoire des origines — Adam, Ève, le serpent, Caïn, Abel, Seth — comme matrice de la transmission des langues et des sagesses. Les versets 43 à 51 reviennent à la polémique : disqualification des détracteurs « usant de mots obscurs », bénédiction sur Maïmonide promis au jardin d'Éden, et couronnement final du *Guide* « pour son travail de démystification ». **Enjeux doctrinaux.** Le poème prend parti, sans ambiguïté, pour la légitimité de la théologie philosophique contre la lecture exclusivement kabbalistique du judaïsme. Trois thèses y sont défendues : (1) la *raison aristotélicienne* est un instrument valide pour la *Torah*, dès lors qu'elle se subordonne à la révélation (vv. 25-27) ; (2) les récits ésotériques de la Bible — *bereshit*, *merkavah*, sacrifices, prophétie — sont susceptibles d'une exégèse rationnelle qui n'abolit pas leur sacralité mais l'éclaire (vv. 23, 34-36) ; (3) l'obscurité doctrinale n'est pas une vertu : opposer au Guide « des paroles vaines » revient à trahir l'intelligence (vv. 16-17, 43). En cela le poème s'inscrit dans la longue postérité des controverses maïmonidiennes (1232, 1305) et témoigne de leur prolongement dans la diaspora séfarade des XIVᵉ-XVᵉ siècles, où la défense du *Moreh* est devenue un marqueur identitaire face aux courants anti-rationalistes provençaux et catalans. **Auteur et contexte.** Ephraïm Al-Naqua (Anqawa, Encaoua), né en Castille vers 1359 et mort à Tlemcen en 1442, est le fondateur de la communauté juive de Tlemcen après les persécutions de 1391 en Espagne. Médecin, talmudiste, kabbaliste lui-même — auteur du *Sha'ar Kevod Hashem* —, il incarne ce paradoxe séfarade tardif d'un savant qui maîtrise les disciplines ésotériques tout en défendant la légitimité du rationalisme maïmonidien. Le tombeau du *Rab*, à Tlemcen, est demeuré jusqu'au XXᵉ siècle un lieu de pèlerinage majeur du judaïsme nord-africain. **Source et établissement du texte.** Le poème a été édité par Alexander Marx dans *The Jewish Quarterly Review*, New Series, vol. 25, n° 4 (avril 1935), au sein d'un dossier de pièces hébraïques relatives à Maïmonide. La présente traduction française, première à notre connaissance, a été établie par David Encaoua avec l'aide préalable d'André Benzenou.

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ReligieuxÉpoque Moderne

Messilat Yesharim — Le Sentier des Justes

מְסִלַּת יְשָׁרִים

Auteur : Rabbi Moïse Haïm Luzzatto (Ramhal)

Date : 1740

Traité d'éthique juive structuré comme un guide d'ascension spirituelle en onze degrés, de la vigilance à la sainteté. Le Messilat Yesharim est considéré comme l'ouvrage de référence du mouvement Moussar. Rédigé à Amsterdam, il a été adopté tant par les communautés séfarades que ashkénazes et reste l'un des livres les plus étudiés dans les yeshivot du monde entier.

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PhilosophiqueÉpoque Moderne

Nefesh HaHaïm — L'Âme de la Vie

נֶפֶשׁ הַחַיִּים

Auteur : Rabbi Haïm de Volozhin

Date : 1824

Ouvrage majeur de la pensée lituanienne, réponse intellectuelle au Hassidisme. Rabbi Haïm, disciple du Gaon de Vilna, y développe la théologie de l'étude de la Torah comme acte cosmique qui soutient l'existence du monde. Le Nefesh HaHaïm est le fondement idéologique du système des yeshivot lituaniennes qui se développera au XIXe siècle.

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ReligieuxÉpoque Contemporaine

Kitvei Ramban — Œuvres complètes de Nahmanide (édition critique)

כִּתְבֵי רַמְבַּ"ן

Auteur : Nahmanide (éd. Charles B. Chavel)

Date : 1900–1963

Édition critique des œuvres complètes de Nahmanide, incluant ses commentaires sur la Torah, ses novellae talmudiques et ses écrits kabbalistiques. Ce travail éditorial monumental, poursuivi sur plusieurs décennies par Charles B. Chavel, a rendu accessible pour la première fois l'intégralité de la pensée de l'un des plus grands maîtres du judaïsme médiéval.

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ScientifiqueÉpoque Contemporaine

Les juifs d'Afrique du Nord

יהודי צפון אפריקה: דמוגרפיה ואונומסטיקה

Auteur : Maurice Eisenbeth

Date : 1936

Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.

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ScientifiqueÉpoque Contemporaine

Des passeurs de pensée juive d’origine hispano-maghrébine : la lignée Encaoua

Auteur : David Encaoua

Date : Revue GÉNÉALO-J n°135, automne 2018 (étude couvrant le XIIIᵉ–XXᵉ siècle)

Publié dans la revue GÉNÉALO-J n°135 (automne 2018), éditée par le Cercle de Généalogie Juive, cet article de David Encaoua, économiste et professeur émérite à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, reconstitue l'itinéraire intellectuel et spirituel de quatre figures majeures de la lignée Encaoua (variantes : Al-Naqua, Alnakaoua, Ankaoua, Ankawa, Enkaoua, N'Kaoua). L'auteur, lui-même descendant de cette lignée hispano-algéro-marocaine, forge la notion opératoire de « passeur de pensée juive » pour désigner des personnes qui ont, à la fois, structuré leur communauté, produit des œuvres de philosophie ou de droit rabbinique à portée durable, et créé des passerelles culturelles entre terres chrétiennes et terres d'Islam. Quatre figures, séparées par plus de six siècles, sont réunies autour d'un fil conducteur : la transmission d'un héritage castillan conjuguant rigueur talmudique et ouverture à la modernité. La lignée prend racine à Tolède au XIIIᵉ siècle, où Yéhouda et Shmuel Al-Naqua, notables attachés à la cour d'Alphonse IX, furent accusés à tort d'un vol et exécutés vers 1200 — leur innocence ne fut reconnue que trois jours après leur pendaison. Un siècle et demi plus tard émerge la première grande figure : Israël ben Yossef Al-Naqua (?-Tolède 1391), grand rabbin de Castille, auteur du Menorat ha-Maor (Le Chandelier de Lumière), ouvrage d'éthique en dix-neuf chapitres précédés de poèmes acrostiches, dont le manuscrit original est conservé à la Bodleian Library d'Oxford. Il périt brûlé vif en juin 1391 dans les massacres anti-juifs de Tolède, serrant un Sefer Torah. Son fils Ephraïm ben Israël Al-Naqua (Tolède 1359 – Tlemcen 1442), le « Rab de Tlemcen », quitte l'Espagne après la mort de son père et, après un passage par Marrakech et Honein, fonde à Tlemcen la communauté juive qui marquera durablement l'Algérie jusqu'en 1962. Philosophe, médecin, poète, il défend dans son œuvre princeps Chaar Kevod Hachem (Le Portique à la Gloire du Nom) les thèses rationalistes de Maïmonide contre Nahmanide et soutient que pensée biblique et pensée rationnelle sont indissociables. Médecin officiel du sultan — qu'il guérit selon la tradition — thaumaturge arrivé à Tlemcen monté sur un lion bridé d'un serpent, il établit synagogue, académie talmudique, et obtient le droit pour les Juifs de quitter l'enclave d'Agadir pour s'installer intra-muros. Inhumé en 1442, son tombeau reste jusqu'en 2005 un lieu de pèlerinage juif et musulman ; un mausolée a été ré-inauguré en 2013 à Tlemcen, hommage rendu notamment par François Hollande lors de sa visite en 2012. Trois siècles plus tard, Abraham Ankawa (Salé 1810 – Oran 1890), surnommé « Ha-Gaone », incarne le passeur itinérant des rives méditerranéennes au XIXᵉ siècle. Érudit, shohet et dayan, il voyage entre Salé, Oran, Mascara, Tlemcen, Livourne (où il s'installe en 1838 puis 1858 pour y publier), Jérusalem et Gibraltar. Son œuvre majeure, Kerem Hemer (Un admirable vignoble), parue à Livourne en 1869-1871 en deux volumes, rassemble les taqqanot (ordonnances communales) des juges castillans installés au Maroc après 1492 et contient le Sefer ha-Takkanot des rabbins de Castille publié à Fès en 1494. L'historienne Jessica Marglin (2014) voit en lui un pionnier d'une approche « transnationale et transhistorique » du droit juif : appuyé sur le principe halakhique dina de-malkhuta dina, Ankawa fit souvent prévaloir le droit civil français sur le droit rabbinique en matière de statut personnel, convaincu que l'adaptation aux lois du pays d'accueil conditionnait la pérennité de la loi juive. Ses positions lui valurent la vindicte du rabbin Moshé Sebaoun d'Oran et une démission forcée de Mascara en 1878. La quatrième figure, Raphaël Encaoua (Salé 1848 – Salé 1935), dit l'« Ange Raphaël » ou REM (Raphaël fils de Mordekhaï), devient en mai 1918 le premier président du Haut Tribunal Rabbinique du Maroc institué par le dahir du Résident Général Lyautey. Décoré de la Légion d'honneur en 1929 par Lucien Saint, auteur notamment de Karné Rem (Jérusalem 1910), Paamoni Zahab (Jérusalem 1912), Toafot Rem (Casablanca 1930) et Hadad Vé-Téma, il unifia la jurisprudence rabbinique des communautés marocaines sous le protectorat. Son enterrement en août 1935 fut, selon Le Journal du Maroc, la plus grande manifestation spontanée du judaïsme marocain ; on le pleura comme le Ner Hamaarav (Lumière du Maroc). Au-delà de la biographie, l'article propose une onomastique rigoureuse du patronyme (Al-Naqua → Ankaoua/Encaoua), discute les hypothèses étymologiques (hébraïque « espoir en Dieu », arabe « pureté », ou nom berbère selon Maurice Eisenbeth 1936), et s'appuie sur un riche appareil critique : Jewish Encyclopedia, Encyclopedia Judaica, Alexander Beider, Abraham Laredo, Moïse Schwab, Colette Sirat, Paul Fenton, Simon Schwarzfuchs, Valérie Assan, Kenneth Brown, Jessica Marglin. En restituant ces quatre vies reliées par l'héritage castillan, David Encaoua articule mémoire familiale et histoire collective, et plaide pour que la composante séfarade du judaïsme ne soit pas réduite à ses aspects folkloriques mais reconnue dans ses contributions philosophiques, juridiques et éthiques majeures.

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LittéraireÉpoque Contemporaine

Le Manuscrit sacré — Mémoire et restitution

כתב היד הקדוש — זיכרון והשבה

Auteur : Didier Nebot

Date : 2026

Essai historique publié en 2026 aux Éditions Erick Bonnier. Didier Nebot y retrace l'histoire de Rabbi Ephraïm Aln'kaoua (Encaoua), grand rabbin de Tlemcen à l'époque de la Renaissance, qui accueillit les réfugiés juifs fuyant les pogroms d'Espagne de 1391 et mourut en martyr en 1442. L'ouvrage révèle la découverte de son unique manuscrit connu (49 pages) à la Bodleian Library d'Oxford, parmi près de 500 manuscrits juifs jamais restitués, et en propose la traduction intégrale en français.

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ReligieuxÉpoque Contemporaine

Ketouba de mariage - 1988

Auteur : Elsa Bensaid

Date : 1988

Ketouba de mariage de Bernard Bensaid et Frédérique Sabbah

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